assbinder Work In Progress

Fassbinder work in progess Julie Pichavant Philippe Pitet

Fassbinder – Work In Progress» est une recherche au sein de l’univers prolifique du cinéaste, du dramaturge, du fondateur de l’Anti-Teater, de sa famille artistique, de l’homme excessif, de l’être omniscient. Sous forme d’une lecture-installation regroupant des entretiens et enregistrements, cette enquête en partenariat avec La Cinémathèque de Toulouse, Le Goethe Institut, La Cave Poésie – René Gouzenne, Le CREG (Centre de Recherches et d’Études Germaniques),  Le CIAM-La Fabrique (Université Toulouse -Jean Jaurès), l’Atelier TA, Combustible, le Théâtre Le Ring et La Librairie Études, poursuit «l’être» Fassbinder.
Von R.W. Fassbinder zu sprechen bedeutet, die Intensität eines Lebens zurückzubringen. Als Künstler mit einer kometenhaften Flugbahn wird er innerhalb von dreizehn Jahren Autor von rund vierzig Filmen für Fernsehen und Kino sein. Fassbinder war einer der entschiedensten gesellschaftspolitischen Kritiker der Nachkriegszeit und behauptete: « Ich werfe keine Bomben, ich mache Filme. » Sein Kino arbeitet gegen den Konformismus, um uns von der Angst zu befreien. Fassbinders Filme bringen die Menschen wieder in Unordnung und wecken den Wunsch, unseren Wünschen gerecht zu werden. Das Bedürfnis, der Angst vor der Angst niemals nachzugeben. « Das Fazit meines Denkens », schrieb er, « ist, dass Terror niemals dem Volk dient, er dient immer dem Staat, und der Staat braucht immer einen Feind, um seine inneren Krisen zu bewältigen. » Welches Porträt hätte er heute von unseren Gesellschaften gemalt? Welche Fragen verursacht es uns?

To speak of R.W. Fassbinder is to bring back the intensity of a life. An artist with a meteoric trajectory, he will be the author of some forty films for television and cinema in the space of thirteen years. Fassbinder was one of the most staunch socio-political critics of the post-war era, claiming « I don’t throw bombs, I make films. » His cinema works against conformism, to free us from fear. Fassbinder’s films bring humans back into disarray, arouse the desire to live up to our desires. The need to never give in to fear of fear. « The bottom line of my thinking, » he wrote, « is that terror never serves the people, it always serves the state, and the state always needs an enemy to confront its internal crises. » What portrait would he have painted of our societies today? What questions does it cause us?

Parler de R.W. Fassbinder c’est faire resurgir l’intensité d’une vie. Artiste à la trajectoire fulgurante, il sera l’auteur d’une quarantaine de films pour la télévision et le cinéma en l’espace de treize années.
Fassbinder a été l’ un des critique socio-politique les plus mordants de l’après-guerre, il revendiquait « Je ne lance pas des bombes, je fais des films ». Son cinéma travaille contre le conformisme, pour nous libérer de la peur. Les films de Fassbinder font ressurgir l’humain dans la catastrophe, font naître l’envie de vivre à la hauteur de nos désirs. La nécessité de ne jamais céder à la peur de la peur. « Le fond de ma pensée, écrira-t’il, est que la terreur ne sert jamais la population, elle sert toujours l’état, et l’état a toujours besoin d’un ennemi pour affronter ses crises intérieures».
Quel portrait aurait-il dressé de nos sociétés aujourd’hui ? Quelles questions provoque-t’ il chez nous ?

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